dimanche 26 septembre 2010

Deux pour le prix d'un

Bonne fin de fin de semaine!

Afin de nous faire pardonner le mutisme de cette semaine, nous publions aujourd'hui chacun un billet. Peut-être y aura-t-il des redites, mais cela permettra de comparer nos deux visions des événements de la vie par ici.  Bonne lecture!

Et bien finalement, nous ne sommes pas partis en camping la semaine dernière. Évidemment, comme c'est la norme ici,  on nous a averti au dernier moment, soit le matin même, que finalement ce serait remis pour cause de vents trop forts. Ma canne de bines était déjà achetée, mais je n'étais pas prête pour autant. Mon corps étant occupé à livrer un combat contre un p'tit rhume de septembre, je n'ai pas été malheureuse de cette nouvelle. Si la température le permet, nous vivrons l'expérience cette semaine.Aucune déception de la part des enfants, ils semblent être habitués à respecter le rythme et les contraintes liées à la nature.

Cette semaine, c'était un peu rock'n'roll à l'école, la directrice étant partie à Montréal. La directrice ne m'a pas donné de nouvelles en ce qui concerne le 20$ que m'a volé le charmant garçon, mais Marc-André, notre collègue qui exerçait les fonctions de directeur remplaçant pour la semaine, a rencontré la maman et lui a raconté les mauvais coups de son fils...Celui-ci semble moins fendant cette semaine. J'ai même eu droit à des excuses de sa part après qu'il ait déchiré sa photo d'une affiche que j'avais réalisée. Ça semblait sincère...


Un cas de "réglé", mais il y toujours des histoires sur la cour de récré. Laissez-moi vous dire que j'appréhende mes tours de surveillance. Par ici, ce n'est pas un petit 15 minutes de joie pour respirer de l'air frais, mais une véritable bataille pour faire respecter les règles et imposer le respect. Dans mon top de la semaine, j'ai du entrer de force une fillette de 2e année qui, non contente de s'être fait confisquer ses cigarettes Popeye, s'est mise à me lancer des roches...Marc-André, avec l'aide d'une traductrice, les enfant de 2e année n'ayant que des cours d'inuttitut, lui a expliqué qu'elle ne pouvait faire cela et à la fin des cours, elle est montée à ma classe pour récupérer sa friandise avec son grand sourire. L'histoire était oubliée et le lendemain, j'avais droit à ses grands sourires et à ses bonjour!

Ma belle gang d'après-midi (les 4e et 5e année)

Ensuite, une histoire qui se termine un peu moins bien...Depuis que j'ai confisqué un pepsi à un garçon du secondaire, celui-ci tente de m'intimider par son regard fixé sur moi, des paroles en inuttitut qu'évidemment je ne saisis pas et des "speak english" quand je parle en français à mes élèves. Aussi, lui et sa gang font mine de me cracher dessus. Bien que cette situation soit inacceptable, il n'y a pas grand chose que je puisse faire contre eux. Je n'embarque pas dans leur jeu, je continue à les saluer à la Coop, à les avertir lorsqu'ils enfreignent les règlements. Ce garçon est plus souvent qu'à son tour dans le bureau de la directrice, à part le suspendre, que peut-on faire? En plus que la suspension par ici est peut-être plus perçue comme une récompense pour les enfants...Les exclure de l'école n'est sûrement pas la solution!
Heureusement, j'ai des élèves formidables dans ma classe qui me font oublier cette violence. Cette semaine, j'ai remarqué que le français était de plus en plus présent dans la classe "Écris ton nom", "Fais de l'espace dans la ligne", "Est-ce que...". Au début de l'année, j'entendais uniquement de l'inuttitut entre les murs de la classe, maintenant, les élèves semblent avoir le désir de s'améliorer en français, ils osent essayer et c'est une grande réussite pour moi! :)


Nous travaillons toujours très fort les habiletés sociales. Cette semaine, une capsule "répondre à une salutation" a fait l'objet de mon enseignement. J'essaie également de donner des trucs pour se calmer aux élèves "presto" qui utilisent la violence dès qu'une situation les dérange. Lentement, mais sûrement!
Outre l'école, la vie par ici s'écoule lentement et dans le bonheur. Les journées sont encore belles, les températures oscillent entre 5 et 10 degrés, les vents sont plus présents, jamais de longs épisodes de pluie, seulement  de courtes ondées occasionnelles. Nous avons droit pratiquement tous les soirs à des ciels rosés ou de feu, au bruit des vagues lorsque le vent souffle assez fort. Il ne nous manque rien, sauf la présence de ceux qu'on aime (...et aussi bientôt du vin...:) ). Bref, on est heureux.


Ma Presse du samedi, devant l'eau agitée par les vents

J'aurais aimé vous parler du souper caribou qu'on a organisé hier soir, mais apparemment, ce sujet a été réservé par l'homme...Je le laisse donc vous relater notre excellent souper!


Deux femmes comblées

3 commentaires:

Anonyme a dit…

merci Marie...j'avais tellement hâte de te lire!! ouais c,est pas facile les situations que vous vivez la-bas? est-ce la même chose pour Nicholas?? vit-il lui aussi l'intimidation et les colères des élèves?? ou bien si sa " masculinité" le garde de ces comportements de la part des enfants...

avez-vous faits des réunions avec les parents pour leur dire vos attentes et leur faire savoir que certaines choses ne peuvent être tolérées? j'espere seulement que les choses aillent mieux et que votre travail la-bas ne devienne pas une corvée forcée,,, tu es forte Marie...lâches pas!! bisous, bisous a bientôt,:))


Nelly,
xxx

Lucie a dit…

coucou c'est un test!

Lucie a dit…

Bonjour vous deux,
Enfin des nouvelles, je me demandais si votre ordi était en panne ??? Je réalise que vous êtes tous les deux très occupés mais on s'ennuyait de votre blog!
Gordon et moi, nous SALIVIONS à la lecture de votre repas de caribou.... bande de chanceux!!!
Vous avez l'air très heureux malgré vos nombreux chenapans!! Courage, ils vont vous apprécier d'ici peu.
Bonne semaine et plein de bisous XXXX